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Dimanche 15 mars 2009
" Etre à la croisée des chemins entre économie et écologie, rendre le développement durable et désirable." Ce slogan est un condensé de la philosophie du projet "Darwin" : construire un quartier d'entreprises et de services exemplaire sur le plan environnemental. Les locaux fonctionneront en basse énergie, l'eau de pluie sera récupérée, l'énergie recyclée et les émissions de CO2 divisées par quatre.

L'idée est d'associer des entreprises d'horizons différents : économie créative et culturelle avec un groupement d'acteurs culturels bordelais, culture urbaine avec le projet d'un skate-parc intérieur "éco-conçu" de 2 500 m2, communication et nouvelles technologies avec une agence de marketing publicitaire et une société d'imagerie virtuelle.


L'Agence régionale de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et l'Institut français pour la performance énergétique du bâtiment pourraient aussi s'y installer. Des associations et des commerces sont attendus : crèche éco-responsable, commerces et restaurants bio, boutique consacrée à l'éco-mobilité.

Les concepteurs ont imaginé des espaces publics, des rues et jardins. En point d'orgue, une "cathédrale d'eau", vaste citerne intérieure d'eau de pluie qui servira aussi de parcours pédagogique et de lieu de réception. Il est prévu que les entreprises résidentes partagent la logistique, des services aux personnels et des espaces de réunion. Au final, une vingtaine de sociétés et une quarantaine d'associations sont attendues

sur le site.


Cette structure atypique, inspirée des éco-quartiers du monde entier, doit s'installer à l'extrémité d'une caserne aujourd'hui désaffectée, à la Bastide, sur la rive droite de la ville. L'éco-quartier s'étendra sur 30 hectares dans le cadre d'une zone d'aménagement concerté et sera l'une des réalisations phares du nouveau projet urbain de la ville. Darwin occupera environ deux hectares dans les anciens magasins généraux de la caserne Niel.


Ce projet un peu fou est porté par une poignée d'acteurs locaux. A sa tête, un natif de la rive droite, Philippe Barre, membre du Centre des jeunes dirigeants, à la tête d'une agence de publicité pas comme les autres, et d'une holding d'entreprises innovantes. Après deux ans de recherche, il est tombé sur l'ancienne caserne Niel.


Le projet est vite devenu emblématique pour Bordeaux et l'agglomération. Il avait été retenu parmi ceux présentés par la Ville pour sa candidature de capitale européenne de la culture en 2013. Sir Bob Scott, le président du jury, avait été conquis et, aujourd'hui, il fait partie du comité de soutien de Darwin, comme Serge Orru, directeur général de WWF-France, le paléoanthropologue Pascal Picq, ou encore George Kell, directeur exécutif du Global Compact, un programme des Nations unies destiné à promouvoir l' entreprise écologique.


Malgré ces soutiens, les initiateurs, jugés "trop rêveurs", ont dû hausser le ton pour obtenir l'engagement ferme de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB). "C'est vrai, reconnaît Michèle Laruë-Charlus, directrice de l'aménagement à la mairie de Bordeaux et soutien indéfectible du projet, "les Darwin ne sont pas des promoteurs immobiliers classiques, avec une batterie d'investisseurs, de comptables, de géomètres. Mais, en période de crise, poursuit-elle, ce projet est une alternative unique et le garant d'une bonne image pour le futur éco-quartier de la Bastide."


Le coût global du projet est estimé à 14,4 millions d'euros, dont 3 millions de fonds propres. Maintenant que l'engagement de la CUB est acquis, les choses sérieuses vont commencer : diagnostic approfondi des bâtiments et dépôt du permis de construire. L'utopie devrait devenir réalité fin 2012, début 2013.



Source: C.C Monde.fr
Par LOGIBLOG
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Dimanche 22 février 2009

Le 15 et 16 octobre dernier, le PREDIT* organisait un colloque à Marseille sur le thème du transport et de la logistique en 2030, l’occasion de rendre les conclusions de plusieurs études prospectives sur ce que sera prochainement le paysage français et européen en la matière. A partir des scénarios les plus probables en 2030, un certain nombre de tendances ressort et parmi elles la logistique collaborative, une clé de réussite et de survie pour l’entreprise de demain.



Quels transport et logistique en 2030 ?

Selon la recherche ICER** dédiée à la chaîne logistique, le marché du transport et de la logistique fera bientôt face à plusieurs contraintes de taille lui imposant de revoir fondamentalement son organisation. L’enjeu est important puisqu’il s’agira de pouvoir répondre à une demande toujours plus exigente. Cette exigence qualitative à la hausse (taux de service, traçabilité) combinée à l’accroissement de la concurrence, aux contraintes de transport toujours plus strictes et avec le recours quasi incontournable à une gestion informatisée des échanges amèneront naturellement les prestataires à mieux structurer leur offre, par une meilleure collaboration entre-eux si celle-ci n’est pas déjà en place.

Les défis identifiés et à venir sont de plusieurs natures et consisteront entre autres pour les prestataires de services à se spécialiser et à personnaliser leur offre tout en l’étendant avec une dimension de coût omniprésente. Et comment répondre à cette dernière problématique ? En améliorant le taux d’utilisation d’une flotte de véhicules et en bénéficiant d’économies d’échelle par exemple. Enfin, concernant le transport routier qui verra ses coûts aggravés par l’internalisation des coûts externes, tout laisse à penser que les prestataires proposant une offre combinée avec des modes alternatifs pourront sortir leur épingle du jeu.

A ces prévisions plus que probables, une stratégie dite de « coalition » semble être sage à adopter dans les 20 prochaines années, tout en se spécialisant et en se différenciant. « La collaboration inter-entreprises entre différents acteurs de la supply chain et la mutualisation des moyens seront en toute vraisemblance incontournables et constitueront un facteur de succès pour les organisations dans les années à venir » déclare Michel Julien, secrétaire technique du groupe « logistique et transport de marchandises » au PREDIT. « Mettre à disposition de manière dynamique des capacités résiduelles de stockage (concept d’entrepôt virtuel) ou des capacités de transport sera une nécessité » ajoute-t-il. Se structurer avec plusieurs partenaires permettra en effet au prestataire, outre la réduction des coûts liés à son activité, de renforcer son pouvoir d’attraction et de négociation vis-à-vis de ses clients mais également vis-à-vis de ses fournisseurs. « Au-delà d’un acteur en particulier, c’est toute la chaîne logistique qui bénéficiera de la mutualisation en logistique, du chargeur au distributeur en passant par le transporteur et ce, grâce à la baisse des coûts de production et à la synchronisation des processus », conclue-t-il.

Parallèlement, l’arrivée de nouveaux outils tels les Business Rules Management System (BRMS) dans les entreprises sera à prévoir. Ces « systèmes de gestion des règles » au sein des processus devraient permettre d’automatiser un grand nombre d’entre-eux. La mise en œuvre des BMRS dans le domaine de la supply chain constitue la seconde grande tendance à prévoir d’ici 2030 selon les travaux de prospectives du PREDIT.

Côté transport en 2030, le paysage sera sensiblement différent de celui que l’on connait actuellement. Selon Bernard Duhem, secrétaire permanent du PREDIT, le recours à des modes alternatifs au transport routier sera beaucoup plus banalisé qu’aujourd’hui. Différentes simulations de réseaux de transport font ressortir une forte évolution du réseau ferroviaire et maritime. Pour les transports grandes distances, le fer devrait se voir doté d’autoroutes dédiées au fret, contrairement à ce que nous vivons sur le rail actuellement où le transport de passagers est prioritaire au transport de marchandises. Une augmentation de la longueur des trains, passant de 750 mètres à 1500 mètres est par ailleurs prévisible tout comme le problème des nœuds ferroviaires et du contournement nécessaire des agglomérations. Enfin, et c’est déjà un sujet de préoccupation contemporain : la SNCF devrait réduire sa présence sur les dessertes de proximité pour laisser la place aux opérateurs privés, introduisant ainsi une « dose » de cohabitation.

Dans un contexte mondial en cours de structuration, les ports deviendront selon les scenarios les plus plausibles, les véritables nerfs de la guerre logistique internationale. Un effort particulier devra être fait pour augmenter la capacité des grands ports européens en terme d’infrastructures, en automatisant le transbordement par exemple. C’est entre autres le réseau fluvial « seine nord » qui devrait bénéficier de l’augmentation du trafic maritime. « Faire absorber la croissance des flux par des modes alternatifs à la route sera l’objectif à atteindre » notera Bernard Duhem à l’issu du colloque.

L’avenir appartient-il aux modes alternatifs ? C’est ce que semble encore affirmer Serge Wachter et le bureau d’étude Samarcande dans un exercice de prospective soutenu par le PREDIT et la DRAST. Parallèlement à la saturation du réseau autoroutier, c’est véritablement l’augmentation du prix du transport routier qui poussera chargeurs et prestataires à s’intéresser de plus près aux autres modes. Le prix du pétrole à la hausse et les taxes à prévoir sur le routier pour « inciter » à utiliser des transports plus propres en seront les principales raisons. Mais attention cependant, « le transport alternatif ne pourra concerner tous les flux. Le fer ne conviendra qu’aux distances les plus longues et le fluvial, à des marchandises sans contraintes de délai important » avertit Serge Wachter. Par ailleurs, les interfaces devront être particulièrement soignées : les ports pour la liaison internationale et nationale ainsi que les agglomérations lorsque l’on passe d’un transport régional ou inter-régional à une logistique du dernier kilomètre.

Outre les conclusions opérationnelles de ce colloque, un autre constat s’impose : il faut poursuivre et approfondir les efforts de réflexion fait en France et en Europe en intensifiant la prospective et en regardant ce qui se fait à l’étranger. Sur ce dernier point, la France aurait beau jeu de s’inspirer des initiatives de ses voisins nord-européens, de l’Allemagne ou de l’Italie. Alors à quand la mutualisation des idées et une réflexion européenne pour rendre notre logistique et nos transports plus efficients et plus propres ? Avant 2030 espérons-le.

La rédaction de Physical Supply ChainS

* : Programme de recherche et d’innovation dans les transports terrestres
** : Avec le PREDIT et Stream consulting


Source: physical supply chains
Par LOGIBLOG
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Mardi 17 février 2009







LOGIBLOG est un blog, consacré à la logistique et à son actualité..

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Par Karim mesloub - Publié dans : A propos de LOGIBLOG
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